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Crash suite à survol d’un drone militaire

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Crash suite à survol d’un drone militaire

Crash d’un drone civil provoqué, apparemment volontairement, par un drone militaire !


Voici la mésaventure qui vient d’arriver à un Télépilote, assisté par un adhérent UNEPAT, qui nous a remonté les faits pour avoir de plus amples explications.


Les faits :


L’Exploitant drone a planifié une mission de captation thermique sur un champ de panneaux photovoltaïques. Cet exploitant semble avoir bien préparé sa mission et a effectué toutes les démarches administratives qu’il pensait nécessaires. Sans information contraire de la part de la préfecture, il démarre sa mission, qui est planifiée sur 2 jours.
La première journée se passe sans encombre.


La seconde journée, son assistant (adhérent de l’UNEPAT) lui fait remarquer la présence d’un autre drone dans le secteur, qu’il identifie comme étant « militaire » et de type « MALE ».


Il interrompt la mission le temp que le drone militaire fasse des aller/retour au-dessus du site. Il applique ainsi la règle du « voir et éviter ».


Lorsque le drone militaire repart, l’exploitant lance la procédure de sa mission. Mais à peine a-t-il décollé que le drone militaire fait demi-tour et revient au-dessus du drone de l’exploitant. Le drone de l’exploitant est alors à 5 m du sol quand il tombe purement et simplement puis s’écrase au sol.


Le drone militaire repart et ne revient plus.


La demande de l’adhérent de l’UNEPAT consiste à savoir ce qui a bien pu se passer, car manifestement ce drone militaire semble avoir « tué » le drone civil.


Renseignement pris, il s’agit d’un ancien site militaire, en secteur Voltac, à priori actif le jour de l’accident, mais sans confirmation.

Dans tous les cas, que cet accident ait été causé ou non volontairement par le drone militaire, le fait de mal préparer sa mission, notamment en secteur militaire, peut conduire à des accidents qui peuvent avoir des conséquences bien plus lourdes que le crash du drone de l’exploitant.

Le drone militaire étant certainement en mission dans un secteur VOLTAC probablement actif. Dans un tel secteur, la règle de prudence aurait du conduire l’exploitant à demander au responsable du secteur VOLTAC s’il y avait besoin de l’informer. Même si le vol est autorisé pour des drones de faible masse, faible envergure et faible vélocité, à moins de 50m AGL, le fait de contacter les autorité permet de signaler sa présence et d’éviter tout risque de rencontre fortuite.

Si cet accident permet de prendre conscience que la préparation d’une mission drone civile ne doit pas être prise à la légère, surtout dans des espaces ou d’autres aéronefs, civils et ou militaires évoluent.


Un bon point tout de même à cet exploitant qui avait pris la peine de prendre un observateur, qui lui a indiquer la présence du drone militaire.

Le rapport est à lire ici.


Thierry Mohr.
Président de l’UNEPAT
Fondateur d’AéroPyxis Consulting.

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